Jaelius m’a remis il y a deux jours, un journal. Ce ne sont que des feuilles à écrire dans un carré de cuir, le tout maintenu par une ficelle. Il m’a remis aussi de l’encre et une plume, et m’a dit qu’écrire mes pensées me permettrait de ne pas perdre la tête. Voila une éternité que je suis ici. Mon matricule est 12.37 et c’est devenu mon prénom. Etant conscient que mes idées devraient être fixées je vais raconter ma vie dans ce journal.
D’aussi loin que mes souvenirs se portent, j’ai toujours vécu ici, esclave que je suis. J’ai toujours partagé ma hutte avec Jaelius. Celui-ci, est comme il se dit lui-même, un elfe âgé. Ses long cheveux gris couvrent une grande partie de son visage, je me demande même comment il arrive à voir. Il est arrivé bien avant moi, envoyer ici pour purger une peine pour, dit il, avoir défloré la promise d’un grand de son monde. Je n’ai aucune idée de ce que cela veut dire. Je laisse ma confiance en lui guider mes gestes, il en sait dispense de cours sur la vie de son monde qui, paraît-il, serait le mien aussi.
Nous avons une hutte pour nous reposer et on ne nous laisse y entreposer que peu d’affaires. Elle est construite en bois de bambou, le tout maintenu par de la ficelle. Dedans sont dressés une table, deux tabourets et deux hamacs superposés. Jaelius m’a laissé volontiers celui du haut et me donne bien souvent des coups de pied au derrière quand je ronfle ou parle trop. C’est là qu’il m’apprend, dit il, l’art de parler aux femmes.
J’ai été, il y a bien longtemps, choisi pour être un chasseur, ce qui ne me déplait pas ; cela me permet de quitter le dôme, de quitter ces terres arides pour entrer dans la jungle, celle dit-on, où les animaux et la végétation sont aussi dangereux les uns que les autres et ne laissent aucun répit.

Drôle de titre pour une image allez-vous me dire …
C’est en cherchant une Gameboy pour ma